Humour de la vie quotidienne

notices publicitaires

Sans doute êtes-vous tous plus futés que moi. Les notices publicitaires des catalogues de vente par correspondance m’occasionnent nombre de déboires dont le moindre est de m’obliger à retourner l’objet au vendeur, faute d’avoir pu en obtenir le résultat escompté.

Une de mes dernières mésaventures concerne un matelas pneumatique. Pas le matelas lui-même mais son procédé de gonflage. Mon pauvre dos m’occasionnant quelques soucis, j’avais opté pour un gonfleur électrique incorporé au matelas. Lequel devait servir à coucher mon fils deuxième-né qui profite parfois d’un moment libre imprévu et vient rendre visite à ses anciens copains lors de nos brefs mais réguliers séjours à Nantes dans le petit appartement que nous y avons gardé.

Dans le catalogue, le matelas était présenté comme la solution idéale pour l’arrivée à l’improviste d’un ami ou d’un parent.

Je commande. Je reçois. Toute ravie de mon acquisition, je commence à lire attentivement le mode d’emploi du gonfleur. J’apprends ainsi que ce gonfleur fonctionne sur batterie, laquelle batterie se recharge sur le secteur. Jusque là, tout va bien.

Mais voilà qu’on me prévient que le chargement dure au minimum 10 heures. Puis qu’il faut attendre que la batterie soit complètement déchargée avant de la recharger. Et enfin qu’il est formellement interdit de se servir du gonfleur tant qu’il est branché sur le secteur.

Je réfléchis quelques instants et en arrive au scénario suivant :
1 – Il est 6 heures du soir. Fils deuxième-né nous téléphone sa décision de venir coucher. Il part à l’instant de Paris et sera donc là dans 4 heures environ.
2 – Le chargeur a déjà servi mais n’est pas entièrement déchargé. Pour achever de le décharger il faut commencer à gonfler le matelas.
3 – Le chargeur est à plat mais le matelas n’est pas complètement gonflé.
4 – Il faut recharger le chargeur, mais alors il faut attendre 10 heures.
5 – Le matelas ne sera donc prêt qu’à 4 heures du matin. Fils deuxième né, arrivé à 10 heures comme prévu,  nous déclare froidement que nous nous foutons de sa gueule et qu’il ira désormais coucher ailleurs.
6 – Scène de famille … Cris, pleurs et tremblements …

Soucieuse d’éviter le n° 6, je me décide pour cet autre scénario :
1 – Renvoi du colis (matelas + chargeur).
2 – Achat d’un nouveau matelas et d’un gonfleur à main.
3 – Mon mari et moi souffrons tous deux d’une sciatique. Qui va gonfler le matelas ?
4 – L’arrivée de fils deuxième-né est imminente. En bonne mère j’estime indispensable qu’il trouve son  lit prêt. Mon mari estime qu’il peut bien faire son lit lui-même.
5 – Scène de ménage … Cris, pleurs, tremblements … Finalement je n’aurai pas évité grand chose !

Bon courage à tous …

Les commentaires sont clos.