Homélie du 17 janvier à Pédernec

Homélie du 2ème dimanche du temps ordinaire

En ce dimanche nous entrons dans la période du temps ordinaire. L’Évangile nous montre le Seigneur présent et agissant dans la vie des homes, mais dans la continuation de l’Épiphanie, c’est à dire de la « révélation », car nous montre un Jésus, Fils de Dieu, qui s’est manifesté au monde et qui est reconnue par les mages, par les bergers à Bethléem, par Jean le Baptiste pendent le baptême au Jourdain et voilà, aujourd’hui les noces de Cana, moments où Jésus montre sa nature divine.

En ce jour, les textes bibliques nous annoncent que nous sommes invités à un repas de noces. La noce est l’image de l’alliance de Dieu avec son peuple. La noce avec son festin est un symbole de la joie, du bonheur, du plaisir. Cependant, la noce de Cana nous présent une situation bien précise. Il y a d’abord la parole de Jésus à sa mère. Il dit qu’il y a pour lui beaucoup plus urgent et important que cette histoire de vin. Il est aussi question de son heure qui n’est pas encore venue. Cette heure est celle de sa mort-résurrection sur la croix, celle où il nous remet l’Esprit qui nous fait vivre. Tout cela est un signe. Le signe n’est compréhensible qu’à celui qui a le cœur ouvert et accueillant. Si nous cherchons des miracles et un Dieu glorieux, majestueux et tout puissant pour régler nos problèmes, nous faisons fausse route. Jésus manifeste sa gloire dans le partage de la joie à tous ceux qui sont dans le manque, comme un bon vin. Il manifeste sa gloire en relevant ceux qui sont courbés ou tombés. Il se révèle à nous comme celui qui donne vie. Croire en Jésus, ce n’est pas comprendre le mystère de sa personne de façon intellectuelle ou à quelque dogme que ce soit. C’est vivre à sa suite comme il a vécu, en faisant les mêmes gestes que lui, des gestes de salut. Des gestes qui relèvent et aident à vivre la vie avec un goût de fête.

En lisant L’Evangile, nous voyons que nous ne sommes pas à des noces ordinaires. Le véritable époux c’est Jésus. La véritable épouse c’est son peuple, c’est Israël. Bientôt, ce sera l’Eglise, ce sera chacun de nous. Dieu a épousé l’humanité pour le meilleur et pour le pire. Quels que soient nos torts, il reste toujours fidèle à son alliance. C’est en lui que nous trouvons la joie, la paix et surtout l’amour. Il ne demande qu’à être toujours avec nous pour nous apprendre à progresser dans son amour. Avec lui nous profiterons pleinement des dons de l’Esprit Saint. Nous pouvons lui rendre grâce pour toutes ces merveilles dont il ne cesse de nous combler.

Et le vin est la matière eucharistique qui devient le Sang du Christ. Jésus a multiplié les pains et commence sa vie publique avec la transformation de l’eau dans le vin pour nous montrer que l’eucharistie est la nourriture de humanité jusqu’à la fin des temps. Chaque fois que nous allons communier, nous recevons la vie du Christ. L’amour qui le conduit à se donner est éternellement présent. A chaque messe, il nous est manifesté. Il est rendu présent à nos yeux. A chaque messe, je peux dire : C’est aujourd’hui que cela se passe. Mais il y a une chose qu’il ne faut jamais oublier : Jésus a livré son Corps et versé son sang pour nous et pour la multitude. Cela signifie que nous ne pouvons pas être en communion avec lui sans l’être avec nos frères et nos sœurs. Si nous avons des problèmes avec quelqu’un, il faut d’abord se réconcilier. Etre disciple du Christ, c’est aimer comme lui et avec lui.

En conclusion, l’Évangile nous dit que Jésus « manifesta sa gloire » et que « ses disciples crurent en lui ». La manifestation suprême de sa gloire aura lieu à « l’Heure de la Croix ». Le signe de Cana nous annonce la joie débordante de Pâques. Ce vin servi en abondance est le signe de la nouveauté et de la puissance de l’Évangile. À Cana, Jésus a remplacé l’eau par du vin. Mais n’oublions pas qu’il veut changer notre vie fade comme de l’eau en une vie bonne et savoureuse comme un grand cru. Un jour, ce sera la grande surprise. Nous pensions qu’il aurait servi le bon vin en premier. Encore une fois, une dernière fois, nous découvrirons que Jésus aura gardé le meilleur pour après et pour les siècles des siècles.

Amen

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